Dernière mise à jour le 19-03-2009
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Pirate Rastapakoulos

Pirate Rastapakoulos
brandit le noir drapeau
crânement orné d'os

Voyageur, Je et Je te salue

Cinq quatre trois deux un feu Rhaaaa
Licence poétique


A contre-courant
des plumes de roseau blanc

Boucan

Bien le bonjour
aux accents de bois

Départ du vieux port
il fait encore nuit noire lorsque nous parvenons à un carrefour
dans les environs
les phares balaient des buissons

l'air de rien
un petit coup de cisaille
porte métallique au bout de la passerelle
après la voie ferrée
passer sur deux poteaux électriques
jetés en travers
en guise de pont
près de l'ouverture dans le grillage

Attention à la marche

maigres taillis
épaves de voitures
deux rats morts de la taille d'une pièce d'un euro
près du petit pont, là ? sur le canal ?
voilà

il y avait un tank qui brûlait

sur la passerelle qui traverse les voies
les enfants qui brillent
et le nécessaire contre-champ de leur nature éphémère

Court-jus

ATTENTION A LA MARCHE

A quelques encâblures
après avoir traversé un petit chemin dans la roche noire
qui craque sous les pieds
bien qu'il faille encore monter une sacrée volée de marches

A quelques encâblures
lanterne remuante dans le brouillard
la rumeur et le fumet
arômes de la cambuse
trente mètres plus bas
l'océan lèche une plage noire de sa langue furieuse et sombre

Eclats de voix

Rendez-vous
pousser la porte

venus
des confins du monde connu
il y a là des visas du monde entier
eux
qui n'ont jamais vraiment réussi à s'y installer
qui au fond d'une fosse
qui sur le toit d'une cuve
dans une pièce masquée par la végétation
Ayant pris possession des lieux depuis l'effondrement

Eclats de voix
une baraque
sous la lune
pousser la porte

Le rideau rouge s'est levé
sur ce garage baignant dans la suie
et croulant sous les vieilles carcasses rouillées
recouvert d'un toit aux tuiles jaunes et vertes

Brol
et je le trouve chanmé
une caravane
un perroquet gris perle à queue rouge
la véranda au plafond de tôle ondulée
les mouettes
les corbeaux
les chats
n'arrivent pas à masquer les plans de marijuana

compteurs à zéro
route numéro un
l'art de cueillir des étoiles

 

Quand le ciel s'est ouvert
Sur la ville en lambeaux
Le soleil a frappé
Le sol
Mille réalités
Noyées-enchevêtrées
Se sont téléscopées

Fugacité
J'ai vu les ailes de la ville
Se dévoiler

Je serai aussi
Désinvolté

Ailes de la ville
Cellulaires
Tarnslucides
Concertantes

Ailes
De la ville
Libellulaires
Majestueuses
Outrepassantes

Tapis roulant
Rouge
Tapis volant
Bouge

Ailes de la ville
Ailes de la ville
A notre échelle
Un pas de plus

Cercles concentriques
Elargis
Sur les
Ailes de la ville

J'ai usé
Des
Ailes de la ville

di - flux - 01-05-2005

Un temps pour l'intérieur
Un temps pour l'extérieur
Un temps pour l'étranger
Pas de temps pour l'ailleurs
Parce qu'ailleurs c'est ici

Nous venions de changer de peaux. Nous riions des certitudes établies sur les questions d'identités et formulions à demi-mot des hypothèses sur l'insondable conscience du temps réel.
Echafaudages.
Echancrures.
Dans la distance, l'intensité.

Je et je vous salue
Je vous salue deux fois.

c.o.n.t.a.c.t

Ce site est publié sous licence poétique.

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